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French - AR FAQs (Wiki)

TRADUCTION FR: AR FAQ, 2003

[edit]

http://kincalvin.xwiki.com - site of wiki
Version originale (Anglais) à traduire: ici
La FAQ de l'AR est le projet de traduction principal, pour traduire d'autres pages du site de l'ALF, c'est ici

Merci de signaler ci-dessous l'avancement de vos traductions de la FAQ sous la forme:
#? (numéro de la FAQ): Etat (Terminé, Partiel, Réservé):

Avancement de la traduction:
#0: Terminé (INTRO)
#1: Terminé
#2: Terminé
#3: Partiel
#4 à #7: Terminé
#8: Partiel
#9: Terminé
#10: Réservé (traduction en cours: K.C)
#11: Réservé (traduction en cours: K.C)
#12: Réservé (traduction en cours: K.C)
#13: partiel
#14: Terminé
#?: Etat ?


Dernière modification (vo): 09/07/03 Version: ar-faq.txt 3.2 Index FAQ d'AR

Introduction
Bienvenue à la Foire Aux Questions d'Animal Rights (FAQ d'AR). Cette FAQ vise deux objectifs:

a) Etre une source d'informations et de motivation auprès des personnes s'intéressant au mouvement du droit de l'animal.
b) Répondre aux questions fréquentes et justifications données par les adversaires de l'AR (l'organisation Animal Rights: Droits de l'animal).

Ce texte véhicule des recommandations pour les droits des animaux. Les personnes s'opposant aux idées défendues ci-dessous sont invitées à créer une FAQ expliquant leurs différences de point de vue. Nous ne nous intéressons ici qu'à l'AR, aucun propos allant à l'encontre de celle ci n'est présent. Par ailleurs, la nutrition et les questions concernant le végétarisme et le véganisme sont volontairement éludées ici car des informations à ce sujet sont présentes dans les FAQs de végétarisme/véganisme maintenues par Michael Traub. La FAQ à été crée grâce à la collaboration de plusieurs auteurs, ceux ci sont identifiables de part leurs initiales dans les réponses, à savoir :

Initiales: Prénom, nom: Adressse email:
TA Ted Altar taltar_AT_beaufort.sfu.ca
JE Jonathan Esterhazy jester_AT_cc.umanitoba.ca
DG Donald Graft dgraft_AT_gate.net
JEH John Harrington jeh_AT_bisoym.com
DVH Dietrich Von Haugwitz vonha001_AT_mc.duke.edu
LJ
Lear Jacobi
leor_AT_mellers1.psych.berkeley.edu
LK Larry Kaiser lkaiser_AT_umich.edu
JK Jeremy Keens keens_AT_pitvax.xx.rmit.edu.au
BL Brian Luke luke_AT_checkov.hm.udayton.edu
PM Peggy Madison madison_AT_alpha.acast.nova.edu
BRO Brian Owen brian6_AT_vaxc.middlesex.ac.uk
JSD
Janine Stanley-Dunham
JLS Jennifer Stephens jlstephe_AT_uncc.edu
MT Michael Traub traub_AT_btcs.bt.co.uk
AECW Allen ECW aecw001_AT_mayfair.demon.co.uk

La FAQ contient aussi de nombreuses citations provenant de personnages célèbres du monde contemporain ou passé. Ces citations sont identifiables de part le symbole '--' qui précède le nom de leurs auteurs. Par exemple: --Thomas Edison

Idées et critiques sont encouragées et seront recues avec plaisir.

Envoyez vos commentaires à : arviews-panel_AT_ar-views.org

Les @ ont été volontairement remplacé par des _AT_ afin d'éviter l'indexation des emails par des spammers.
Merci d'effectuer le remplacement inverse pour retrouver une email valide.

GENERAL

#01 Qu'est ce que l'Animal Rights (AR) et en quoi cela me concerne t-il ?

Le principe fondamental du mouvement d'AR est que tout animal non humain a le droit de vivre selon sa propre nature, loin du vice, des abus et de l'exploitation. Cela va plus loin que le simple fait d'affirmer que nous devrions mieux traiter les animaux pendant leur exploitation, ou avant de les tuer pour les manger. L'AR affirme que l'animal à le DROIT, tout comme l'Homme, de vivre librement à l'abri de la cruauté humaine et de l'exploitation. Le refus de ce droit aux animaux non-humains en raison de leur appartenance à une espèces est considéré comme étant du "spècisme". Les activistes d'Animal Rights essayent d'établir un cercle humain de respect et de compassion au delà de notre espèce pour y inclure d'autres animaux qui sont aussi capables de ressentir la douleur, la peur, la faim, la soif, la solitude et les liens de parentés. Lorsque nous essayons d'y parvenir, nous nous rendons alors compte qu'il nous est impossible d'accepter l'industrie animalière, la vivisection et l'utilisation des animaux dans le monde du divertissement (ex: cirque). Par ailleurs, il existe des faits qui sont sujets à débat chez les activistes d'Animal Rights. En effet, il est question de savoir si N'IMPORTE QUELLE recherche nuisant aux animaux peut être justifiée, où se dessine la ligne affranchissant les animaux de leurs droits, dans quelles occasions la désobéissance civique peut être appropriée, etc. Néanmoins, ces points possibles de désaccord ne nient pas les principes qui nous unissent: Compassion et intérêt à l'encontre de la douleur et de la souffrance des non-humains.

Cette FAQ à pour objectif de répondre aux justifications données sur la façon dont notre société exploite les animaux. De telles "justifications" nous aident à ôter de nos consciences le fardeau que représente cette traite, mais cette FAQ prouve qu'elles n'excusent en rien le mal que nous causons aux animaux. Au delà de la portée de cette FAQ, vous pourrez trouver davantage d'informations en lisant trois oeuvres classiques de la littérature d'AR.

The Case for Animal Rights, TomRegan (ISBN 0-520-05460-1)
In Defense of Animals, Peter Singer (ISBN 0-06-097044-8)
Animal Liberation, Peter Singer (ISBN 0-380-71333-0, 2nd Ed.)

Tout en appréciant les contributions importantes de Reagan et Singer, de nombreux activistes pour la défense des droits des animaux soulignent le rôle de la compassion en tant qu'actuelle et principale motivation du mouvement pour les droits des animaux, par opposition aux justifications philosophiques de Raegan et Singer.

Au lecteur qui se demande "pourquoi devrais-je m'en soucier?", nous exposons les raisons suivantes:

L'une des raisons concerne la réduction de la souffrance des animaux. Une autre se préoccupe de l'intégration des animaux dans notre cercle humain, de l'amélioration de la santé de l'humanité entière ainsi que de la famine et de la malnutrition de l'homme. Une nouvelle veut empêcher la dégradation radicale de l'écosystème de notre planète. Une dernière veut nous préserver de la désertification.

Il peut être complexe de percevoir les liens unissant ces thèmes avec l'AR lui même. Merci de rester informé tandis que nous essayons de clarifier ceci. DG.

Le jour viendra peut-être où le reste de la création animale obtiendra ces droits que seule la main de la tyrannie a pu lui refuser. -- Jeremy Bentham (philosophe).

La vie est la vie. Qu'il s'agisse d'un chat, d'un chien ou d'un Homme. Il n'y a pas de différences entre un chat et un Homme. Cette idée de différence est une conception humaine pour le seul avantage de l'Homme… -- Sri Aurobindo (poête et philosophe).

La non-violence mène aux éthiques les plus élevées, ce qui est le but de toute l'évolution. Jusqu'à ce que nous cessions de nuire aux êtres vivants, nous resterons des sauvages. -- Thomas Edison (inventeur)

Le temps viendra où les Hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent maintenant le meurtre de leurs semblables. -- Léonard De Vinci (philosophe, scientifique).

VOIR AUSSI #2-#3, #26, #87-#91

#02 En quoi mouvement d'Animal Rights (Droits Animal) est-il différent de celui d'Animal Welfare (Bien-être Animal) et de l'Animal Libération (Libération Animale) ?

Animal Rights Versus Animal Welfare
Introduction d'Animal Rights et Welfare

Le mouvement d'Animal Welfare reconnaît la souffrance des animaux et tente de réduire les mauvais traitements qui leurs sont imposés par les Hommes. Néanmoins, celui ci n'a pas pour objectif d'abroger l'utilisation et l'exploitation des animaux. En effet, une personne soutenant l'Animal Welfare pourrait être en faveur d'un espace correct et d'une nourriture saine (etc..) pour les vaches, mais celle ci n'aurait en revanche aucun état d'âme à la tuer et à la manger par la suite à partir du moment où la vache à été élévée et abattue d'une facon "humaine". Le mouvement d'Animal Weffare est représenté par des organisations comme la Society for Prevention of Cruelty to Animals (Société pour la Prévention de la Cruauté envers les Animaux) et l'Humane Society (la Société Humaine). Le mouvement d'Animal Rights va quant à lui plus loin, en mettant un terme à l'exploitation des animaux et en leur accordant des droits dans cet optique.

Ceci dit, nous pouvons constater que certains possèdent une large interprétation de ce qu'est l'AR. En effet, soutenir les principes de l'AW peut revenir à soutenir des principes défendus par l'AR (par exemple, le droit que possède un chien à ne pas être battu). Sous cette interprétation, l'AR est perçue comme un tout englobant l'AW et les groupes de l'AR. C'est une interprétation qui a l'avantage de porter l'AR vers le courant principal mais il existe en réalité une réelle distinction entre l'AW et l'AR, tel que cela est décrit dans le premier paragraphe.

l'Animal Liberation (AL, Libération Animal) est pour beaucoup de personnes synonyme d'Animal Rights (voir plus loin). Certains préfèrent le terme "Liberation" car il fait penser à des mouvements de libération qui se sont terminés en succès, tel que le mouvement pour la libération des esclaves et des femmes, au détriment du terme "Rights" (Droits) qui a tendance à déranger quand il est employé pour des animaux. Le terme "Animal Liberation" est notamment devenu célèbre lorsque Peter Singer publia un livre du même nom. L'utilisation du terme libération devrait être séparée de son sens littéral comme cela est indiqué à la question #88. C.f : Un Animal Liberationist (Libérateur d'Animaux) n'est pas nécessairement une personne qui s'engage dans la désobéissance civile ou dans des actions illégales. Finalement, l'honnêteté intellectuelle nous oblige à reconnaitre que le compte rendu proposé ici est transmis dans les grandes lignes (mais est au moins approximativement correct), et fait volontairement l'impasse sur les débats actuels au sujet de la signification des termes "droits des animaux" "libération des animaux" et "bien être animal", de l'histoire de ces mouvements, et des positions actuelles des penseurs les plus connus. Pour donner une idées des ces débats, le texte suivant décrit une position cohérente possible. Bien entendue elle sera critiquée de tous les côtés !

Certains notent une subtile différence entre le mouvement de l'Animal Liberation et de l'Animal Rights. Le mouvement d'Animals Rights, tel que celui ci est soutenu par Reagan et ses adhérents, insiste sur l'abolition totale de pratiques commes les expérimentations animales. En revanche, le mouvement de l'Animal Liberation tel que celui ci est soutenu par Singer et ses adhérents, rejette cette vision absolutiste des choses et s'y oppose dans certains cas, car ces expérimentations peuvent être moralement défendables. En effet, ces expérimentations animales sont justifables par l'AL dans la mesure où elles le seraient également sur des humains. Ces distinctions et l'opposition de ces deux théories éthiques reflètent les différences de point de vue qui existent entre l'AR et l'AF. (Cf: Absolutisme vs Utilitarisme).

Historiquement, les groupes de protection des animaux ont essayé d'améliorer le sort des animaux dans la société. Ils ont lutté contre le concept ancré dans les moeurs occidentales de l'animal en tant qu'être dépourvu d'âme, et indigne de toute considération morale. Le mouvement de défense des droits des animaux se présente comme une alternative abolitioniste aux partisans réformistes du "bien-être animal". Comme le mouvement de défense des droits des animaux a acquis plus d'ampleur et d'influence, l'industrie animalière a finallement été contraint de réagir. Sûrement inspirés par les efforts de Tom Reagan pour distinguer "droit des animaux" et "bien être des animaux", les groupes industriels soucieux de maintenair de statu-quo se cachent derriere le terme "bien-être des animaux". Les pro vivisection, chasse, piegeage, agro-industriel, et utilisation des animaux à des fins "divertissantes", se définissent maintenant comme partisans du "bien-être animal". Plusieurs groupes dont le but est de défendre ces pratiques ont également vu le jour. Ce schéma classique de double jeu dans les relations publiques reconnait en théorie la question de la cruauté envers les animaux, tout en permettant le perpétuation d'usages et d'abus des animaux. L'effet propagandiste consiste à stigmatiser des protecteurs des animaux, en les désignant comme extremistes, tout en se présentant comme des personnes raisonnables et modérées. Actuellement, la question du bien être animal est invoquée tant par les industries d'exploitation des animaux que par les groupes de protection animale. LJ

#03 Q'entend-on exactement par "droits" et quels sont les droits que nous pouvons accorder aux animaux?

En dépit d'être la base de la tradition libérale occidentale, le concept de "droit" a été une source de polémiques et de confusions au cours du débat sur l'AR. Une remise en cause fréquente du droit des animaux consiste à se demander d'où viennent ces droits. Un tel argument pourrait se formuler comme suit :

D'où viennent ces droits? Etes vous en communication spéciale avec Dieu, qui vous aurait dit que les animaux ont des droits ? Ces droits ont ils été accordés par la loi ? Les droits ne sont-ils pas quelques choses que les humains doivent garantir ?

Il est vrai que le concept de "droit" doit être prudemment expliqué. Il est également vrai que le concept de "droits naturels" se heurte à un problème philosophique. (Le point le plus compliqué est de loin la confusion entre droit légal et droit moral.) Une tentative pour éviter ce problème du "droit naturel" est de l'accepter, mais on pourrait penser que, si il n'empêche pas de penser que les humains ont des droits, il n'empêche pas non plus de penser que les animaux ont des droits. Henry Salt écrivit:

Les animaux ont-ils des droits ? Indubitablement, si les Hommes en ont. C'est ce que je voudrais faire comprendre dans ce chapitre… The fitness of this nomenclature is disputed, but the existence of some real principle of the kind can hardly be called in question; so that the controversy concerning "rights" is little else than an academic battle over words, which leads to no practical conclusion. I shall assume, therefore, that men are possessed of "rights," in the sense of Herbert Spencer's definition; et si l'un de mes lecteurs conteste l'utilisation de ce terme, je ne peux que répondre que je suis parfaitement disposé à en changer, aussitôt qu'un mot plus approprié me sera proposé. La question qui attire immédiatement notre attention est celle-ci; si les Hommes ont des droits, alors les animaux ont ils aussi leurs droits ?

Aussi satisfaisant que puisse être cet argument, il ne permet toujours pas de repondre aux sceptiques qui désapprouvent la notion de droit, même pour des humains.Fortunately, however, there is a straightforward interpretation of "rights" that is plausible and allows us to avoid the controversial rights rhetoric and underpinnings. It is the notion that a "right" is the flip side of a moral imperative. Si, d'un point de vue éthique, nous devons nous abstenir d'infliger un acte X à un être vivant, alors cet être a le droit de ne pas subir X. Par exemple, si notre éthique nous dit que nous ne devons pas tuer, alors l'autre a le droit de ne pas être tué. Cette interprétation du terme "droit" est intuitive, et tout le monde la comprend et l'approuve aisément. (Bien sûr, les droits ainsi définis peuvent être déclarés "droits légaux" par la législation appropriée).

Il est important de comprendre que, dire que les animaux ont des droits, n'implique pas ou n'exige pas qu'ils aient tous les droits que possèdent les humains, et vice versa. Considérons chez l'Homme le droit de vote (en tant qu'impératif moral de donner aux Hommes le droit d'exercer une influence sur les actions qui auront des conséquence sur leur vie). Puisque les animaux n'ont la capacité ni de considerer rationellement les actes et leurs conséquences, ni de comprendre le concept de démocratie et de vote, ils n'ont pas la capacité de voter. Il n'est donc pas moralement impératif de leur permettre d'exercer le droit de vote ! De même, les volailles ont un fort besoin naturel de s'étendre et de battre des ailes; right-thinking people feel an ethical imperative to make it possible for them to do so. Nous pouvons dire que les volailles ont le droit de battre des ailes. Les humains ne peuvent évidemment pas en dire autant.

Les droits que les animaux et les humains possèdent sont définis par leurs intérêts et leurs capacités. Les animaux ont interêt à vivre, à éviter la douleur, et même à être heureux (tout comme les Hommes). En raison des impératifs moraux, ils y ont droit (tout comme les Hommes). Ils peuvent exercer ces droits en vivant leur vie loin de l'exploitation, de la main de l'Homme et de ses abus. DG

VOIR EGALEMENT: #1-#2

#04 L'AR relève de l'hypocrisie, car pourquoi ne pas donner des droits aux insectes et aux plantes?

L'argument de l'hypocrisie nous parvient de nombreuses manières. La plus fréquente se rédige de la forme:

"C'est hypocrite de donner des droits aux vaches mais pas aux plantes; Alors, les vaches ne peuvent pas avoir de droits".

Ce type d'arguments est fréquemment utilisé contre l'AR. Mais il n'est pas nécessaire de possèder un sens de l'analyse très développé pour constater que cet argument n'a pas de valeur. Premièrement, la méthode de cette argument consiste à prétendre que si A relève de l'hypocrisie, cela serait la preuve irréfutable de l'hypocrisie de B, alors que ce dernier ne rend pas A nécessairement faux. En effet, affirmer la validité A et non celle de B se veut incrédible, néanmoins, cela ne change en rien la validité de A. Dans un second temps, nous pouvons constater que cette méthode argumentaire tend à mélanger deux sujets qui sont opposés. Dans l'exemple ci-dessus, il y a des différences entre les vaches et les plantes (les plantes ne possèdent pas de centres nerveux), donc l'utilisation de l'hypocrisie n'est pas justifiable. L'utilisation d'une telle critique discrédite complètement la thèse de l'hypocrisie. En conclusion, l'utilisation de l'hypocrisie peut se traduire en un spécisme. Par exemple, la citation de ci-dessus peut être reformulé de la sorte:

"C'est hypocrite de donner des droits aux humains mais pas aux plantes; Ainsi, les hommes ne peuvent pas avoir de droits".

Afin d'échapper à cette reductio ad absurdum dont fait preuve la première citation, nous devons faire une différence cruciale entre les vaches et les humains, en d'autres termes dénoncer le spécisme qui à lieu lorsque que l'on attribue des droits aux hommes mais pas aux vaches. (A la question #24, nous appliquons une thèse semblable à la charge de l'hypocrisie liée à l'avortement, se référer aux questions #39 à #46 en ce qui concerne les insectes et les plantes). En conclusion, nous devons nous demander qui sont véritablement les hypocrites. Les citations qui suivent sont de Michael M qui dénonce l'hypocrisie que représente l'exploitation des animaux de companie. DG

Certains animaux de ferme sont entassés à cinq dans un espace de deux mètre carrés, ils sont attachés continuellement, châtrés sans même être anesthésié ou marqués au fer rouge. Le propriétaire d'un animal de compagnie ne serait non moins poursuivie s'il traitait son animal de la même manière; Un président américain fut moralement censuré simplement pour avoir tiré les oreilles de ses deux Beagles. Michael W. Fox (Vice President de HSUS)

VOIR AUSSI #24, #39-#46

#05 De quel droit les personnes soutenant l'AR imposent-elles leurs opinions aux autres ?

Il n'y a pas de si grandes différences entre imposer ses vues et en faire de la publicité. Les défenseurs de l'AR n'imposent certainement pas leurs vues de la même façon que l'a fait l'Inquisition Espagnole ou que l'a fait l'Eglise à Galileo. Cependant, nous ressentons le devoir moral de présenter nos idées au public et le plus souvent à nos amis et connaissances. Ce combat ressemble à d'autres, tels que: la lutte contre l'esclavage et contre la guerre du Vietnam, ainsi que la condamnation du racisme, etc. Certains pourraient pointer que la plus grave injustice commise est celle que représente l'industrie animalière sur ses victimes innocentes et sans défenses que sont les animaux.

Si la liberté signifie tout, alors cela signifie aussi le droit de dire à tous ce que personne ne veut entendre. George Orwell (Auteur)

Je ne leur donnerai jamais l'enfer. Je ne fais que de dire la vérité et ils pensent que je parle d'un enfer. Harry S. Truman (trente-troisième président des Etats-Unis)

VOIR EGALEMENT: #11, #87-#91

#06 L'AR n'est-il pas simplement du politiquement correct ?

Si seulement cela pouvait être vrai ! Le terme de "politiquement correct" ne s'applique qu'à un sujet donné en fonction de l'époque ou nous vivons. En effet, il s'adapte seulement au courant social de l'histoire vis à vis duquel certains peuvent être en désaccord. Par exemple, des personnes défavorables à l'égalité de traitement des races pourraient soutenir une opinion "politiquement correcte". L'ordre du jour de l'AR, est, actuellement, loin d'être une idée traditionnelle. En outre, il est ridicule de supposer qu'un label "Politiquement correct" ou "Politiquement incorrect" puisse figurer sur chaque point de vue pour en affirmer ou non sa validité. DG

#07 L'AR n'est-il pas juste une autre religion ?

Non. Le dictionnaire définit la ''religion'' comme faisant appel à une puissance surnaturelle (une définition alternative fait référence à la dévotion à une cause; qui est là une vertu que le mouvement de l'AR serait heureux de faire prévaloir). Les personnes soutenant l'Animal Rights proviennent de nombreuses religions et philosophies différentes. Ce qu'elles partagent est une croyance basée sur l'importance de montrer de la compassion envers d'autres individus, humain ou non humain. LK

#08 N'est-il pas humiliant pour l'Homme de donner des droits aux animaux ?

A tongue in-cheek, though valid, la réponse à cette question est donnée par David Cowles-Hamar: ''Les humains sont des animaux, donc les droits de l'animal sont les droits de l'Homme !'' D'une observation plus sérieuse, nous pouvons constater que les droits donnés aux femmes et au peuple noir n'ont en rien humilié l'homme blanc. Par analogie, alors, donner des droits aux non humains ne diminue en rien les humains. Si quoique ce soit est moralement juste et permet d'ouvrir le cercle de compassion envers les non humains, alors nous anoblissons l'Homme. (Se réferer à la question #26 pour d'autres arguments appropriés). DG

La grandeur d'une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés à la manière dont elle traite les animaux. -- Mahatma Gandhi (homme d'état et philosophe)

C'est dans un premier temps la compassion de l'homme vis à vis de toutes créatures qui fait de lui un véritable homme. -- Albert Schweitzer (homme d'état et philosophe)

Aussi longtemps que les hommes massacreront les Bêtes, ils s'entre-tueront. En effet, quiconque sème le meurtre et la douleur ne peut pas connaître la joie et l'amour. -- Pythagore (mathématicien)

#09 Hitler et Goebbels n'étaient-ils pas favorables aux droits des animaux?

Cet argument est absurde et presque indigne de toute considération sérieuse. Ceci consiste à dire que puisque Hitler et Goebbels supportaient (prétenduemment....) les droits des animaux (par exemple, Hitler fut végétarien durant un certain temps), alors le principe d'accorder des droits aux animaux doit-être erroné ou douteux. Le problème de cet argument est simple: les "mauvaises" et les "bonnes" personnes peuvent s'accorder sur certains points. Ou, vu sous un autre angle, si une personne a une opinion condamnable sur un sujet (par exemple le Nazisme), toutes ses idées ne sont pas pour autant mauvaises. Quelques exemples suffisent à illustrer cela. Les Nazis menèrent des campagnes anti-tabac. Est-il pour autant douteux de décourager les gens de fumer ? Les premiers Américains respectaient et accordaient des libertés aux noirs. Cela signifie-t-il qu'ils avaient tort ? Techniquement, cet argument est une erreur "ignoratio elenchus", relevant de l'inapplicabilité. Pour conclure, de nombreux disciples doutent qu'Hitler et Goebbels aient soutenu l'AR de quelque manière que ce soit… DG

VOIR EGALEMENT: #54

#13 Mais n'est-il pas vrai que les animaux n'existeraient pas si nous ne les élevions pas pour l'abattage ?

Il y a deux façon d'interpréter cette question. Premièrement, l'interrogateur peut se référer ici aux "animaux" en tant qu'espèces, auquel cas l'argument pourrait être formulé ainsi :

"Les vaches sont élevés pour des raisons purement économiques; En échange de ce qu'elles nous apportent, nous leurs permettons de survivre."

Mais l'interrogateur peut aussi se reférer aux animaux en tant qu'individus, auquel cas le question peut se formuler comme suit:

"Une vache n'aurait pas de vie si nous ne l'élevions pas pour la manger" Nous traiterons en premier lieu l'interprétation spéciste avant d'aborder la question individuelle. L'argument de l'interrogateur s'applique à priori à toutes les espèces d'animaux. Pour rendre les choses plus concrète, nous prendrons les vaches comme exemples dans le texte suivant. Il est incorrect d'affirmer que les vaches n'existeraient plus si nous ne les élevions pas pour la consommation humaine. Premierement, de nos jours, en Inde et ailleurs, les Hommes et les vaches sont liés par une relation réciproque et respectueuse. Ce n'est que récemment dans l'histoire de l'Homme que cette relation s'est transformée en l'exploitation unilatérale que nous pouvons observer de nos jours. IL Y A une place pour les vaches entre l'abattage/consommation et l'extinction. (Les lecteurs interessés peuvent se reférer au livre "Beyond Beef" de Jeremy Rifkin pour plus d'informations à ce sujet).

Dans un second temps, de nombreuses organisations ont pour objectif de protéger les animaux en voie de disparition. Il n'y a aucune raison de supposer que les vaches n'auraient pas non plus le droit d'être protégées. L'argument spéciste est également défectueux puisqu'en réalité, notre exploitation intense du bétail se traduit par la destruction d'habitats et l'extinction d'autres espèces. Par exemple, la déforestation pour créer des pâtures a mené à l'extinction d'innombrables espèces. L'affermage de bétail détruit des habitats sur six continents. Pourquoi se sentir si concerné par les vaches et pas par les autres espèces ? Cela aurait il quelque chose à voir avec le fait que nous VOULONS continuer à manger les vaches ?

Finally, a strong case can be made against the species argument from ethical theory. Arguments similar to the questioner's could be developed that would ask us to accept practices that are universally condemned. Par exemple, considérons une entreprise qui éléverait une race particulière d'Hommes pour en faire des esclaves. Elle tenterait ed se justifier en affirmant que cette race n'existerait pas si elle ne la forcait pas à se reproduire pour son commerce. Le lecteura ccepterait-il cette justification? Maintenant, passons à l'interprétation individuelle de la question. Une façon de réfuter l'argument est de répondre comme suit:

Il est préférable de ne pas naître si c'est pour vivre une vie misérable et être condamné à une mort prématurée.

Pour beaucoup, c'est suffisant. Cependant, la question n'est pas de savoir si la vie a été misérable avant la mort ou pas. Supposons qu'une vache soit bien traitée avant d'être tuée sans souffrance puis mangée. N'est-il pas vrai qu'elle aurait tout autant apprécié sa courte vie si elle n'avait pas été élévée pour la consommation ? Furthermore, what if we compensate the taking of the life by bringing a new life into being ? Peter Singer originally believed that this argument was absurd because there are no cow souls waiting around to be born. Many people accept this view and consider it sufficient, but Singer now rejects it because he accepts that to bring a being to a pleasant life does confer a benefit on that being. (There is extensive discussion of this issue in the second edition of Animal Liberation.)

Alors comment procéder ? La clé est que l'AR affirme que les humains et les non-humains ont le droit de ne pas être tués par les humains. Le problème moral apparait clairement lorsqu'on l'applique aux humains. Considérons le cas d'un couple qui mets un enfant au monde et le mange à l'âge de 9 mois, à la naissance de leur deuxieme enfant. Un enfant de 9 mois n'a pas plus conscience de sa situation et n'a pas plus de projets d'avenir qu'une vache, il n'y a donc pas de raison de différencier les deux cas. Toutefois, nous condamnons sans aucun doute le couple. Nous le condamnons car l'enfant est un individu qui a le droit de vivre. Pourquoi ce droit ne serait-il pas applicable à une vache ? Probablement parce que celui qui pose la question a envie de la manger. DG

It were much better that a sentient being should never have existed, than that it should have existed only to endure unmitigated misery. Percy Bysshe Shelley (poètt)

VOIR EGALEMENT: #12

#14 Les animaux que nous utilisons n'ont ils pas une meilleure vie puisque nous les nourissons et les protégeons ?

Cette question réuni deux idées différentes. Premièrement la joie ou le contentement grandit quand on est nourri et protégé, deuxièmement que les animaux sont effectivement nourris et protégés. Ces deux affirmations peuvent être remises en question. En effet les animaux sont nourris: après tout, ils doivent être engraissés pour la consommation. Quoi qu'il en soit il est très difficile de considérer que les poulets de fermes industrielles sont protégés ! Il ne sont pas protégés contre les mutilations, puisqu'on leur coupe le bec. Ils ne sont pas à l'abris de la soufrance psychologique, puisqu'ils sont entassés tous ensemble dans des conditions loin d'être naturelles! Et enfin, ils ne sont pas protégés des prédateurs, puisqu'ils sont abattus et mangés par les Hommes. On peut également discuter la notion de bonheur accru par la nourriture et la protection seules. Les esclaves gallo-romains étaient nourris et protégés des éléments; Néammoins, ils échangeraient volontier leur situation au profit d'une vie certes plus incertaine, mais plus heureuse. Il en va de même pour les esclaves de l'Amérique d'autrefois. En conclusion, c'est un argument moral qui s'impose ici. Considérons à nouveau le couple de la question #13: Ils ont nourri et protégé leur enfant avant de le manger. Nous n'accepterions pas cette justification. Pourquoi devrions-nous l'accepter pour les poulets ? DG

VOIR EGALEMENT: #13



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